Line-up: Nocturno Culto (Chant, Basse )
Fenriz (Batterie )
Zephyrous (Guitare )
Année: 1993 Peaceville
2001 Peaceville
2003 Peaceville
Style: True Black Metal
Pays: Norvège
Durée: 40.43 min.
Format: CD / CD Digipack / LP
Site Officiel
Set-List:
1/ Natassja In Eternal Sleep
2/ Summer Of The Diabolical Holocaust
3/ The Dance Of Eternal Shadows
4/ Unholy Black Metal
5/ To Walk The Infernal Fields
6/ Under A Funeral Moon
7/ Inn I De Dype Skogers Faun
8/ Crossing The Triangle Of Flames
Chronique:
On ne change pas une recette qui marche, voilà ce qui vient à l'esprit quand on écoute ce "Under a Funeral Moon" .En effet, dès les premieres secondes du disque, on retrouve tout ce qui faisait "A Blaze in the Northern Sky", une musique rapide, malsaine, morbide, toujours cette voix de mort vivant, cette guitare qui vous perce les tympans comme un rasoir émoussé ainsi que la frappe précise de Fenriz à la batterie.Les riffs sont toujours aussi simples et toujours aussi diaboliquement (c'est le mot) efficaces,la musique est toujours aussi répétitive mais Darkthrone ne se contente pas de nous sortir A Blaze in the Northern Sky 2, non, ils profitent de l'experience acquise pour en corriger les erreurs, on remarque d'entrée de jeu que le groupe a pris de l'assurance dans son style si particulier, la musique est moins hachée, plus dense et plus homogène que sur le disque précédent, fini les petits dérapages et autres légères approximations, on a là affaire à du travail de professionnel et tous les titres s'enchainent sans temps mort pendant près de trois quart d'heure. La guitare s'efface un peu et c'est décidément le chant qui est au premier plan, Nocturno Culto a pris du coffre et ça s'entend, sa voix est plus haineuse que jamais et l'écho (volontaire ou du à la mauvaise production, mais certainement les deux à la fois) ajoute au malaise ambiant et au côté malsain de l'album. La production est toujours aussi mauvaise, on a affaire à un son très "nécro", mais ceci est voulu, sans doute pour créer une ambiance, et force est de constater que ça marche, il suffit de fermer les yeux pour se retrouver dans une forêt glacée du fin fond de la Norvège.
Là encore, il n'est pas vraiment possible de sortir un titre en particulier tant l'ensemble est cohérent (l'album sonne plus comme une longue chanson que comme un disque), mais "To Walk the Infernal Fields", Inn I Dype Skogers Faun" et "Crossing the Triangles of Flames" (Avec son outro qui ne s'embarasse pas de claviers d'instruments classiques ou de quoi que ce soit comme tant d'autres, mais qui avec un simple son de cloche est bien plus efficace que tous ces derniers) vous donneront une bonne idée de ce qu'est ce disque, la quintessence du style Darkthronien. Premier chef d'oeuvre des norvégiens et un incontournable autant pour les fans que pour ceux qui voudraient s'y mettre. Soit on aime, soit on deteste mais il est impossible de rester indifférent devant un tel disque.