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Chronique de Electronically Lost - Dépression Souriante
Groupe
- Electronically Lost formé en : 2004, pays : France
Album : Dépression Souriante
Dépression Souriante - Infos : Style : , année : 0, Label :
- Setlist :
- Line-up :
Chronique
Line-up : One-man band

Genre : Black-métal industriel électronique

Composition du CD:
Enter our world
Don't forget negativity
The horror reality
Experi-theory antihumanity
Exit the human love
(Bonus track: Death is human)

Durée approximative: 30 minutes

Septembre 2006, la deuxième demo du one-man band Electronically Lost, "Dépression Souriante" succède à « Lonely Disappearing ». Dans ce nouvel opus, Elektro Fanatik a décidé de continuer dans la veine de ses premières créations (bien que les retours du public aient été assez mitigés) et de marier le black-métal au métal industriel avec quelques éléments d'électro. (Pour plus de renseignements, consulter l'interview.)
Je reçois une pochette originale, qui change des habituels graphismes qu'on peut trouver dans le black-métal. Une présentation somme tout assez sympathique qui retranscrit assez bien l'esprit musical du projet. Elle permet surtout de se rendre compte de la très forte influence électro présente dans tous les morceaux.
Passons à présent à ce qui nous passionne et nous préoccupe après cette petite mise en bouche. Le concept est plutôt audacieux. Le mélange black/indus ne laisse pas indifférent, même s'il ne plait pas forcément. La touche d'électro qu'on y ajoute n'est pas toujours pour plaire. Le cocktail de ces trois genres opposés par le sommet est donc une entreprise plus que louable et certainement assez difficile à mettre en ouvre. J'ai un avis franchement très partagé sur cette démo. Certains morceaux, voire certains passages, me plaisent beaucoup, et d'autres, au contraire, me déplaisent. Si la ligne directrice de l'opus est plus axée sur la tendance black, on déplore un mauvais dosage dans l'induction des éléments électro et indus dans certains passages. Les changements de rythme sont un peu trop brutaux, on passe du blanc au noir sans crier gare et c'est parfois un peu trop abrupt. La saturation du son est excessive, peut-être est-ce du au jeune âge du protagoniste (ça se sent aussi dans les compositions, mais bon, il y a un début à tout, hein).
Bref quelques maladresses qui sont néanmoins rattrapées par des passages très sympathiques (comme je l'évoquais précédemment) de type celui qui commence à partir de 2 minutes sur « Exit the human love » (qui est selon moi, la chanson la plus réussie du CD). Sur le plan du ressenti, cette chanson génère des émotions de type déstabilisation, peur parfois, mais aussi détresse. Une expérience intéressante : c'est une musique qui sort du cour.
Pour conclure, un avis très partagé sur « Dépression Souriante », le concept mérite d'être approfondi et retravaillé. A voir au prochain épisode en somme.
codex-666 (9-09-2006)